Quand le logement devient calvaire.
L’été commence à peine, et les (très) fortes chaleurs sont déjà bien installées. Si certain·es se réjouissent du retour du soleil, pour d’autres, la réalité est bien différente. Alors, selon vous ... Qui vivra l'été le plus chaud ?
Quand en hiver il est possible de pratiquer la technique de l’oignon, c’est-à-dire rajouter des couches de vêtements pour ne pas avoir froid, en été, il est bien plus difficile d’échapper à la chaleur.
On fait le point.
C’est sans doute l’élément le plus remarquable. Moins de trois semaines après la vague de chaleur historique de fin mai, un nouvel épisode très chaud vient de toucher la France. Et voir deux épisodes majeurs se succéder avant même le début officiel de l’été calendaire constitue déjà un événement rare.
L’augmentation du nombre d’épisodes caniculaires et plus largement des phénomènes météorologiques extrêmes réchauffent et assombrissent le futur.
L’Europe se réchauffe globalement deux fois plus vite que la moyenne mondiale, a alerté l’Institut Copernicus. Et au sein de l’Europe la France risque de vivre davantage de vague de chaleur du fait de l’influence météorologique
Canicule : un impact différent selon votre typologie
Enfants, étudiant·es, personnes âgées, personnes précaires… face à l’excès de chaleur, les vulnérabilités sont nombreuses et touchent chacun·e différemment.
Alors qu’on attend d’un logement qu’il soit protecteur, celui-ci se transforme pendant l’été en calvaire brûlant : logement étouffant, impossible à ventiler, impossible à rafraîchir, où chaque denrée est susceptible de se gâter, etc.

Insomnie, malaise, insuffisance rénale, décés, les canicules ont de dangereux impacts sur la santé.
Lorsqu’il est exposé à la chaleur, le corps humain active des mécanismes de thermorégulation qui lui permettent de compenser l’augmentation de la température. Quand ces mécanismes sont débordés, des pathologies liées à l’exposition à la chaleur se manifestent : insolation, crampes, déshydratation, coup de chaleur, voire décès.
En milieu urbain notamment, et en particulier lors des journées chaudes et ensoleillées lorsque les conditions de dispersion ne sont pas favorables, l’élévation des températures favorise la production d’ozone troposphérique. De manière plus large sur le territoire, les incendies de forêt, dont la fréquence d’observation augmente au fil des saisons estivales, sont de forts contributeurs aux émissions de particules fines exposant la population. Des études menées dans 18 villes françaises ont montré que le risque de décès associé à l’ozone et aux particules fines était plus important les jours chauds.
Il y a ainsi une synergie entre les effets négatifs des polluants et la température. D’après un rapport du HCSP, il est recommandé d’éviter les sorties en début d’après-midi entre 12h et 16h en cas d’épisode de pollution à l’ozone, peut-on lire sur sante.gouv.fr.
Plus facile à dire, qu’à faire, quand on vit dans un logement bouilloire
Problème d’isolation et de ventilation, orientation par rapport au soleil, équipement défectueux ou vieillissants, le logement peut se transformer en piège à chaleur. Et même si des solutions d’appoint existent, celles-ci ne sont généralement pas suffisantes (ventilateur, linge frais, volets clos) ou trop coûteuse (climatisation).
Et certaines personnes, en plus de vivre dans un logement en surchauffe, sont plus vulnérables à la chaleur :
Personnes concernées
- Personnes dont l’état de santé, l’évènement de vie, où l’âge les rend plus à risque.
- Personnes âgées, avec une vulnérabilité dès 65 ans et une grande vulnérabilité à partir de 75 ans ;
- Femmes enceintes ;
- Les personnes atteintes de maladies chroniques, en particulier en cas de pathologies cardiovasculaires, rénales, urinaires, respiratoires, neurodégénératives, endocriniennes et/ou mentales ;
- Les personnes dépendantes à l’alcool et/ou aux drogues ;
- Les personnes prenant certains médicaments pouvant majorer les effets de la chaleur ou gêner l’adaptation de l’organisme à la chaleur ;
- Personnes en situation de handicap ;
- Les personnes atteintes d’obésité.
À noter que l’isolement rend plus à risque les personnes fragiles.
Dans ce contexte de crise sociale, de hausse de la pauvreté, de baisse des financements, Énergie Solidaire en appel à votre solidarité.
Dans cette période qui tend à l’individualisation, et au repli sur soi, votre soutien est réellement précieux. Les associations comme la nôtre, et celles dont nous soutenons les projets sont en danger.
Les conséquences du dérèglement climatique vont devenir de plus en plus pesantes. Mais vous pouvez agir et faire perdurer l’espoir, pour de nombreuses personnes, de voir leur logement devenir un allié, et non un calvaire.
Soutenez la rénovation des logements passoires pour préserver la santé des plus fragiles !
Une campagne ironique adossé à un message alarmant

Pour accompagner cet appel à la solidarité, Énergie Solidaire a également déployé une campagne originale sur les réseaux sociaux.
La campagne mêle deux concepts :
- une accroche à la connotation digne d’un magazine people comme Voici, Gala ou encore Public “Qui aura l’été le plus hot*?” (Hot = Chaud)
- une déclinaison d’un jeu de cartes fictif proche de la communauté Geek, inspirée de licences emblématiques des Générations Y et Z : Pokemon et Magic.
Quelques explications sur les cartes :

Avec cette campagne, Énergie Solidaire cherche à rendre concret la chaîne de causalité des vagues de chaleurs et ses impacts sur le logement des publics déjà précaires.
Retrouvez Énergie Solidaire chaque semaine sur les réseaux sociaux pour l’ouverture d’un booster (=paquet de cartes), à partir du mardi 23 juin !
Vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux ? Découvrez la campagne en cliquant ici :